Quel est le lien entre le métier de diététicienne et celui de pâtissière ? Mathilde Casteran et le bien manger
Issue de la ville rose, Mathilde exerçait en effet le métier de diététicienne en clinique puis exclusivement en libéral. Puis la pâtisserie l’a rattrapée, la convainquant de changer d’orientation mais aussi de ville : « j’ai décidé de changer de projet professionnel avec néanmoins une certaine angoisse, y compris celle de mes parents, de tout quitter ».
Si le cadre change, le fil conducteur reste le même : transmettre le goût du bien manger, entre équilibre et plaisir.
Le goût de la pâtisserie et de la cuisine, en réalité Mathilde l’a toujours eu en elle, appréciant de passer des moments précieux avec sa mère à cuisiner : « Ma famille est gourmande et j’ai toujours adoré pâtisser sans me dire pour autant que j’allais en faire mon métier ».
Finalement, le déclic se produit lors d’échanges avec son amoureux, qui exerce le métier de sommelier dans de très belles maisons étoilées, en évoquant leurs projets futurs.
Ces discussions autour de la gastronomie et de l’exigence des grandes maisons ont nourri sa réflexion et renforcé sa motivation.
Mathilde décide alors de faire une école parisienne et c’est sa meilleure amie qui lui conseille de postuler à MÉDÉRIC.
Une décision qui a généré du stress, quittant un CDI pour un univers seulement connu à travers les réseaux sociaux, avec la crainte de ne pas trouver une alternance, crainte rapidement apaisée par l’accompagnement proposé par l’école pour trouver une entreprise.
Une reconversion audacieuse, portée par la conviction qu’il n’est jamais trop tard pour suivre ce qui nous anime.
Aujourd’hui, c’est une jeune femme pleinement épanouie qui apprécie à la fois sa formation, le CAP pâtisserie, la bienveillance et l’écoute de ses enseignants et la qualité de son groupe. Elle insiste sur le fait que l’on y enseigne les bases de pâtisserie, étape indispensable avant d’être en mesure d’innover.
Côté entreprise, c’est au sein de l’établissement Gosselin, situé dans le 7 arrondissement, qu’elle exerce son activité. Un management bienveillant qui lui laisse la liberté de s’entraîner dans le laboratoire si elle le souhaite et qui respecte les horaires à effectuer (de 6h30 à 14h).
« Ce que j’aime faire c’est le pochage et j’apprécie également de tester des choses que je ne sais pas encore parfaitement maîtriser, sachant que ma madeleine de Proust est la tarte citron meringuée. En revanche, je déteste glacer les éclairs et les religieuses : ça colle on s’en met partout je n’aime pas du tout la texture ! ».
Elle ne regrette pas une seconde d’avoir été audacieuse dans ses choix, ni son compagnon qui exerce aujourd’hui son activité au sein de la prestigieuse maison « La Tour d’argent ».
Quant à l’avenir, à l’issue de la formation, Mathilde aimerait rejoindre un laboratoire d’une maison de qualité, soit à Paris, soit dans le Sud qui lui manque… En attendant, elle s’inspire de figures féminines comme Nina Métayer, Anne Coruble et Chiara Serpaggi, qui incarnent chacune à leur manière l’audace, l’excellence et la créativité au féminin.